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Évoluer c’est élargir sa zone de confort

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Élargir sa zone de confort pour évoluer

La fameuse zone de confort, une expression tant et tant employée, qui décrit cet espace, cette situation, ces ressentis dans lesquels on se sent si bien, en sécurité, apaisé, presque protégé car en terrain familier.

Et c’est bien de cela dont il s’agit quand il est fait référence à cet ensemble de contextes décrits comme familiers, d’expériences vécues avec facilité et rassurantes car déjà explorées, mieux déjà maîtrisées. 

Alors bien entendu, dès lors qu’il est question de pousser un peu les murs de ce lieu réconfortant, sécurisant, de briser quelques habitudes pour s’autoriser un mouvement de côté, les barrières mentales s’érigent et les peurs surgissent avec brutalité sans lancer d’éclaireurs.

Elles submergent les plus fragiles de ressentis effrayants, bloquants, paralysants où parfois même la panique prend les commandes.

Quant aux autres au Mindset plus solide, soutenu par cette conscience que la vie n’est que mouvement et changement, les peurs liées à la sortie de zone de confort sont alors transcendées dans une audacieuse envie de s’ouvrir à d’autres possibles.

Ce qui ne signifie pas pour autant que l’exercice soit aisé, mais il est opéré dans une alchimie de lâcher prise et de confiance en soi, où l’inconnu devient presque une gourmandise interdite, inaccessible, qu’il faut aller dénicher tel un trésor convoité, pour en savourer chaque fragrance, sources de joie et d’épanouissement.

Regard des autres, manque de confiance en soi, peur de l’échec, peur du vide, peur de perdre, peur de cet inconnu, inconfort, manque d’estime de soi, manque de clarté sur sa valeur, phobie du changement

Les raisons qui limitent et empêchent d’élargir sa zone de confort ne manquent pas et varient d’une personne à une autre, en résonance avec son histoire, sa construction émotionnelle et sa capacité à gérer ses émotions.

Spécialiste en conduite du changement, coach en développement personnel pour les professionnels et les particuliers, je vous invite à une exploration au cœur de cet espace confortable, dont l’expansion est immanquablement source de découvertes, d’autres possibles, de transformation, d’évolution, et d’une meilleure connaissance de soi.

Élargir sa zone de confort, actions conscientes ou inconscientes ?

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Cette pensée initialement proposée par Mark Twain (plus connu sous Samuel Langhorne, son nom de plume), célèbre écrivain et essayiste américain, puis reprise par le non moins fameux Marcel Pagnol, pourrait amener à la conclusion que « ce n’est qu’en agissant que vous pourrez rendre l’impossible possible !».

Mais le changement miraculeux, le pas en avant opéré dont il est ici fait référence, évoque davantage un dépassement de soi presque inconscient, involontaire. 

Les « risques potentiels » ou les peurs échafaudées de toutes pièces par l’égo en vaillant gardien du périmètre confortable, n’étant justement pas mises en clarté à notre cortex frontal, épicentre de l’analyse et de la conscience de notre cerveau.

Il serait peut-être ici davantage question d’actions menées de façon presque aveugles, qui parviennent à l’atteinte de résultats significatifs car freinées par aucune croyance limitante, aucun obstacle mental, ni aucun blocage émotionnel en lien avec la situation vécue. 

Et c’est ici que se pose la question autour des notions de courage, d’audace.

Est-il réellement question d’audace et de cœur en action (courage) quand l’esprit est allégé de ces peurs, n’en ayant aucune conscience. Ou le courage et l’audace prennent-ils leurs véritables sens, quand il s’agit de dépasser en conscience une situation jugée par notre cher égo comme trop risquée, encore inexplorée donc dangereuse ?

Mais au-delà du débat philosophique et d’une quelconque interprétation de l’essence même de ces notions, il est surtout intéressant de s’arrêter quelques instants sur le rôle du central de notre cerveau et sur les mécaniques décisionnelles conscientes et inconscientes qui se mettent en mouvement, en réponse à une situation inédite, un contexte qui challenge, hors de la fameuse zone de confort.

Qu’en disent les neurosciences ?

Les neurosciences et le sciences cognitives se questionnent depuis bien des années sur la stratégie adaptative du cerveau qui se met en action pour « survivre » et s’adapter à un environnement en mouvement, à la vie.

Car rappelons que la vie n’est que mouvement.

Daniel Walpert, neuroscientifique et ingénieur britannique, professeur de neurobiologie à l’Université de Columbia n’a pas hésité à mettre un coup de pied dans la fourmilière en déclarant « le cerveau est l’organe du changement ».

Faisant ainsi bouger les lignes sur le rôle du cerveau au cœur de nos décisions conscientes et inconscientes.

Rappelons à ce sujet un chiffre qui fait frissonner : selon certains neuroscientifiques, 99% de nos décisions sont d’abord prises de façon inconsciente, avant d’être validées ou invalidées par notre cortex frontal, organe de la conscience. 

Mais revenons à nos moutons, pour les neurosciences rester dans sa zone de confort est une stratégie d’évitement du risque qui semble libérer à très court terme des hormones de bonheur en diminuant l’anxiété, mais qui à long terme finit invariablement par la stimuler.

À l’inverse élargir sa zone de confort, est une stratégie d’opposition au risque, générant il est vrai immédiatement stress et peurs, mais à moyen terme satisfaction et perception positive de soi et enfin à long terme une diminution de l’anxiété et une augmentation des compétences, de la clarté et de la perception du monde extérieur.

On comprend mieux les bénéfices cachés et sur la durée liés à l’expansion de la zone de confort, même si dans l’instant sauter le pas, franchir cette zone dite confortable ou simplement s’autoriser de l’élargir, peut-être ressenti comme un mouvement brutal et anxiogène, un saut dans le vide, presque « une petite mort ».

Élargir sa zone de confort, évoluer et ne plus résister

Pour aborder ce nouveau prisme j’ai envie de vous partager le regard du conférencier et auteur Grégory Mutombo qui soutient qu’en effet, sortir ou dépasser sa zone de confort entraîne de façon presque mathématique son élargissement.

Mais que cela requiert une confiance en la vie, une confiance en soi et un inconditionnel lâcher prise.

Il décrit cet instant où plus rien ne nous raccroche à quelque chose de familier et où l’on est totalement seul face à cet inconnu, hors de notre espace de confort : « Il faut d’abord lâcher la poignée sécurisante de la porte et c’est seulement à cet instant précis, et uniquement à cet instant, alors que l’on est là suspendu dans le vide, que la nouvelle porte apparaît sous nos yeux et que l’on peut la saisir pour ouvrir la voie vers de nouveaux possible ». 

Albert Einstein, qu’on ne présente plus, affirmait pour sa part « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! », soulignant pour sa part cette dynamique d’expansion de la zone de confort qui génère une perspective créative et source d’infinies possibilités d’évolution, si tant est que l’on agit différemment.

Mais comment tendre vers cette dynamique vertueuse, quand les peurs paralysent et brouillent la vue ?

Explorer et affronter ses peurs sans jugements

Si notre conscience pointe en clarté les nombreux bénéfices à élargir sa zone de confort, notre inconscient (et oui encore lui) nous met bien souvent de nombreux bâtons dans la roue du mouvement.

Stimulant face à l’inconnu, légion d’émotions contradictoires, créant doutes, confusions, hésitations, craintes.

La peur de passer à l’action peut alors prendre toute la place et freiner les plus audacieux. Plus je résiste, plus la vie me résiste, plus je lâche prise, plus je m’autorise de nouvelles potentialités.

Explorer et affronter ses peurs pour les apprivoiser, puis les apaiser et comprendre ce qui peut aider à sauter le pas avec plus de confiance et d’enthousiasme, voilà bien l’une des clés majeures, pour ne pas rester bloqué dans sa zone de confort.
Une zone qui encore une fois semble être pour notre hémisphère gauche (analytique), la meilleure option, mais qui n’œuvre ni à l’évolution, ni au changement, laissant l’individu stagner dans une sécurité donnant l’illusion du bonheur

Mais attention, il n’est pas sujet ici de s’auto brutaliser et de laisser la place à une certaine forme de maltraitance émotionnelle vis-à-vis de soi-même.

Il est crucial dans toute démarche de changement de faire preuve en premier lieu de compassion envers soi, de bienveillance et d’amour inconditionnel pour soi.

Dépasser sa zone de confort est fondamentalement un acte qui challenge, et se faire accompagner par un coach ou un thérapeute afin de mettre en conscience les freins et blocages s’avère alors très utile pour gagner en recul et hauteur de vue, sans pour autant générer un ressenti de manque d’estime de soi

L’objectif est bien de tendre vers plus d’évolution, de changement et non de porter un jugement sur l’ancienne version de soi. Car rappelons que chaque expérience vécue a façonné l’être que l’on est aujourd’hui.

Mettre en place des solutions pour expérimenter de nouvelles situations et progresser ne pourrait se faire sans acceptation et reconnaissance de ce qui est, et de qui l’on est vraiment.

Ensuite et seulement ensuite la mise en œuvre des actions pour dépasser ses propres croyances limitantes devient possible, ouvrant ainsi la voie à l’évolution.

Optimiser sa confiance en soi pour élargir sa zone de confort

Travailler sa confiance en soi passe par diverses étapes, conscience de son histoire et de sa construction émotionnelle, conscience des peurs transmises et générées par nos propres expérimentations.

Conscience de nos limites qui ne sont qu’illusions façonnées par l’égo, qui pour maintenir son emprise et nous fait croire à une pseudo sécurité, gardant ainsi le pouvoir et continuant à diriger notre vie. 

Une fois ce travail autour de la confiance en soi engagé, il est temps de passer à l’action et de se mettre en mode projets.

Mais attention une fois encore, (re) prendre en main les commandes de sa vie c’est s’autoriser l’action progressive et constante et non le coup d’éclat qui n’aura pas de suite, ayant poussé trop violemment les limites et le dépassement.

Choisir l’action constante et continue et doucement évoluer

Pas à pas chaque nouvelle action hors de la zone de confort, contribue à son élargissement. Et dans cette danse qu’est la vie, où tout n’est que mouvement, l’évolution personnelle et professionnelle que l’on s’autorise enfin, se fait dans par un ensemble de petits pas chassés et non par un salto spectaculaire certes, mais totalement inadapté à sa propre réalité (fruit de l’égo). 

Et si en route, si au cœur de cette nouvelle chorégraphie, on se trompe, on chute, c’est normal, presque inévitable ! Comment pourrait-il en être autrement quand on apprend de nouvelles choses ? C’est là que la confiance en soi entre en scène et dans une alchimie créative s’en trouve en même temps renforcée. 

Car ce qui compte ce n’est pas de ne commettre aucune erreur (illusion de l’égo), mais bien de continuer à explorer, de ne pas renoncer, de s’efforcer de réduire chaque jour davantage ce différentiel entre le moment où l’on chute et le moment où l’on se relève, où l’on recommence et avance.

La professeure en psychologie et sciences neurales Karen Adolph et ses collègues de l’Université de New York ont prouvé, – dans une étude effectuée auprès de 156 bébés de 12 à 19 mois en apprentissage de marche – , qu’un bébé quand il apprend à marcher, effectue en moyenne 2368 pas et pas moins 17 chutes par heure. Et pourtant aucun bébé ne renonce et tous finissent immanquablement par changer leur réalité, évoluer et marcher ! 

Encore exsangue des croyances limitantes, le bébé dépasse sa zone de confort et opère un réel changement. Alors bien entendu, nous sommes des adultes ayant expérimenté bon nombre de situations, de contextes, ayant généré de nombreuses peurs et limites. Nous sommes animés par des émotions complexes positives et plus négatives… Mais décider le changement est possible

Le mettre en place peut s’avérer parfois difficile, même douloureux, mais jamais impossible ! 
Coach en conduite du changement je peux vous accompagner dans ce changement pour vous apporter plus de clarté et vous aider à mettre en place des actions visant plus de joie, de bien-être et d’accomplissements personnels et professionnels.