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Être esclave de son égo ou vivre une vie plus libre et consciente ?

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Je suis Nathalie Chavot coach en développement personnel et en conduite du changement, fondatrice de Nova Care Coaching, et je vous propose d’explorer le “je”de l’égo, pour mettre en clarté ce qu’est l’égo et quelle relation nous entretenons avec lui

Ami ou ennemi, quelle relation entretenez-vous avec votre égo ?

Ego vous avez dit égo ?

Mais de quoi est-il question exactement ? Un bien petit mot composé seulement de trois lettres et qui pourtant n’en finit pas de faire couler de l’encre, de questionner les plus érudits, de challenger les psychothérapeutes, les neuroscientifiques et légion de philosophes, et ce, depuis bien des décennies.

Là où il semblerait que plusieurs types d’égo se distinguent, – l’être humain aime ordonner les choses, c’est rassurant si tant est que cela puisse être éclairant aussi -, on retrouve l’égo psychologique et l’égo spirituel qui semble être un frein à l’éveil, à l’atteinte d’une forme de vérité et de profondeur, se définissant comme la représentation fausse que l’on se fait de nous-même.

Et enfin le « moi », dans son approche plus populaire, soit la perception et la conscience que tout individu à de lui-même. Un égo qui se fait tantôt allier protecteur, tantôt ennemi dominant manipulateur et imposteur.

Alors quand Serge Uzzan célèbre publicitaire français s’amuse à affirmer « On est tous égo », on ne peut que sourire devant cette évidence que l’égo est le propre de l’être humain, il définit le « Je », soit dans un prisme psychologique, la substance même de notre personnalité. Ato Boldon athlète trinidadien spécialiste des épreuves de sprint, déclare quant à lui avec pudeur “L’amour est vide d’ego. L’ego est vide d’amour ”, questionnant ainsi sur le lien entre l’amour inconditionnel que l’on a pour soi (et pour les autres en résonance) et l’égo.

Alors amis ou ennemi, égo maître de nos actions qui rend aveugle et qui limite, ou protecteur reptilien de notre identité en écho à ce qui est ressenti inconsciemment comme peurs, dangers, risques pour la célébration du moi et donc du « je ».

Entre perception de la réalité, interprétations de ce qui est, entre certitudes rassurantes et jugements qui sanctionnent, l’égo enferme-t-il l’être dans les propres croyances limitantes tout en s’en nourrissant. Ou est-il un simple bouclier psychique qui se dresse en renfort devant l’inconnu, le nouveau, le doute, le manque d’estime et de confiance en soi par crainte de mourir ?

Coach à Lyon en conduite du changement, je vous propose d’explorer le « je » de l’égo.

Égo… Qui es-tu ?

D’un point de vue étymologique, l’égo est la racine latine de tout un champ sémantique qui immédiatement et émotionnellement provoque jugements, tels, égoïste, égoïsme, égotique, égocentré… La liste est longue des mots qui pointent une façon d’être où l’altruisme et la générosité ne semblent pas ouvrir le bal. Mais si l’on s’intéresse à ce qu’est réellement l’égo et non à ses conséquences comportementales, on pourrait simplement affirmer que l’égo est ce à quoi on s’identifie.

« Je suis chirurgien » et non j’exerce la profession de chirurgien, « Je suis une personne fortunée » et non ma façon de vivre est confortable car aisée… On devient son statut social, sa profession, ses qualités, ses défauts, ses émotions, le « je » fusionne avec ce qui est vécu, à ce que l’on croit être. Cela est source de réconfort, de sécurité ou encore d’aveuglement, de stress ou d’anxiété, mais cela n’est jamais représentatif de qui l’on est vraiment.

Ici l’égo se définit comme l’ensemble des attachements à soi, à sa propre image.

L’égo se construit, se développe, se nourrit avec et par nos croyances, nos pensées, qui elles- mêmes sont  – nous l’avons exploré dans un précédent article, parfois voilées par des prismes qui ne sont pas les nôtres. Issus de notre éducation, de ce qui nous a été transmis comme vérités par notre famille, nos amis, notre entourage. L’égo se fait l’ombre de soi… celle de la caverne qui nous maintient dans l’illusion, il ne défend pas la vérité, mais sa propre vérité.

Et c’est là qu’entre dans l’équation la question même de la perception que l’on a de soi et de l’interprétation que l’on en fait, en résonance avec ce qui nous est renvoyé par l’extérieur. L’ego ou encore nous l’avons vu le « moi je « , est ce sentiment d’exister tel un individu indépendant, avec les relations dérivant de cette impression. L’expérience d’ego est alors de vivre toute perception par rapport cet « d’observateur-sujet. ».

Égo d’où viens-tu ?

L’ego n’aime pas l’amour, l’ego lui préfère son socle de croyances, son image, son individualité.

Mais avant toutes chose de la bienveillance et de la compassion, sans doute les principales adversaires discrètes de l’égo, qui, lui hurle, fait entendre sa voix, affronte, pointe du doigt, culpabilise ou génère excès d’arrogance, quand les premières chuchotent et se font caresses apaisantes.

Oui de la bienveillance sur ces fameuses croyances qui contraignent, aveuglent et dont se nourrit goulument l’égo.

Il est normal d’avoir des croyances, des opinions, des certitudes même parfois, c’est la structure même d’un cadre moral qui nous sert, nous soutient. Mais il est aussi nécessaire de mettre en conscience ces croyances limitantes, de les accepter, de les comprendre, de les aimer même et d’en connaître l’origine – fruit d’un travail intérieur à mener – pour comprendre pourquoi on se juge, on se bloque, on s’enferme dans un espace où l’on se perd bien souvent.

Un espace où l’on oublie qui l’on est et où l’on perd la connexion avec sa valeur. Un espace dont l’égo est le gardien et y règne en maître absolu.

Manque d’estime de soi, l’entremets préféré de l’égo

Nous pouvons identifier deux prismes de l’estime de soi, qui engendrent l’un comme l’autre de bien grandes souffrances à l’être humain et offrent surabondance de nourriture à l’égo.

Le premier étant l’excès d’attachement à soi, très présent chez les personnes dites « narcissiques » ou « égocentrées ». Et plus on est attaché à soi, plus l’envie et même le besoin d’être admiré, adulé, reconnu est exacerbé. On se croit alors supérieur, dominant, meilleur, ayant plus de valeur que l’autre. On s’autorise à prendre le pouvoir sur l’autre.

La seconde forme d’obsession de soi touche les êtres manquant d’estime de soi. C’est ce que l’on pourrait nommer un attachement négatif à soi.

Le regard de l’autre, sa perception de qui l’on est sont ici tout aussi importants et leur nécessité tout aussi cruciale, mais ils ne viennent pas soutenir les mêmes besoins. Ici la personne est à l’affût de chaque critique ou tout jugement venant de l’extérieur, et l’accueille comme vérité et sanctions. Par peur du rejet, de manque d’amour, d’abandon… d’être moins, pas assez, ou trop…

La dévalorisation et l’arrogance sont bien les deux visages d’un manque d’estime de soi. La personne qui ressent une réelle estime de soi, n’éprouve pas (ou plus, après un processus de guérison chez un thérapeute ou un coach personnel) ce besoin presque viscéral d’affirmer sa valeur aux autres. Elle est simplement consciente de sa valeur, de qui elle est et s’aime comme elle est, se détachant ainsi doucement, mais assurément, de son égo.

Égo que veux-tu ?

« La véritable liberté exige de s’affranchir de la dictature de l’ego et de son cortège d’émotions. »

C’est en ces mots que Matthieu Ricard, essayiste – comme il est souvent présenté – célèbre philosophe et moine bouddhiste nous propose sa propre définition de la liberté, exsangue d’égo.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, dès lors que notre égo prend le pas, mène la barque, dirige nos actions, nos paroles, nos comportements, agissons-nous alors en être libre et conscients, ou sommes-nous soumis de façon presque hypnotique à cette fameuse dictature de l’égo ?

Revenons un instant sur cette notion de perception et d’interprétation, pour mieux comprendre ce que veut l’égo.

Le poète, journaliste et moraliste Français du XVIII è siècle Nicolas de Chamfort (Sébastien-Roch Nicolas) affirmait « On trouve rarement le bonheur en soi, mais jamais ailleurs« . Une vision que certains pourraient trouver un peu pessimiste, mais qui met en brillance que la liberté d’être, de ressentir joie et bonheur n’est pas chose aisée, mais jamais le fruit cueilli sur l’arbre qui se trouve à l’extérieur.

L’égo (la personnalité) dans ses permanentes tentatives d’équilibre entre ce fameux « surmoi » identifié par Freud (pulsions, interdits familiaux et sociaux…) et les « réalités extérieures » n’en finit pas de s’agiter, d’imposer, de contraindre et ne laisse aucune place au soi.

À cette puissance intérieure qui EST tout simplement en complétude dans une unicité avec les autres, avec le monde.

Paraître au lieu d’être, voici ce que veut l’égo.

Ne plus être esclave de son égo?

L’égo n’est pas notre ennemi. L’’être humain a besoin de l’égo pour se construire, mais le danger à se perdre réside souvent dans cette identification constante à lui (notre personnalité) avec cette conviction erronée qu’il détermine notre identité.

L’égo nous l’avons vu se construit depuis l’enfance. Identifier les erreurs faites en laissant dominer le faire et le paraître à l’âge adulte, est un premier pas pour s’en libérer. Les mécanismes de jugements et de peurs qui nous opposent toujours à l’autre de façon stérile et bien trop souvent négative, sont dans ce processus de mise en conscience, une ouverture vers plus de liberté d’être.

Une liberté dans laquelle se révèlent les aspects positifs de la personnalité et la partie essentielle de l’être. Harmoniser ses actions avec ses valeurs permet bien souvent de mettre en lumière ses propres clefs. La personne optimise la perception qu’elle a de sa propre valeur, de qui elle est vraiment, au cœur d’un processus qui peut être soutenu par l’accompagnement d’un coach (dans le cadre de projets professionnels ou plus personnels), ou par un thérapeute (s’il s’agit d’aller plus en profondeur explorer le passé et les racines de la construction de cet égo).

Ne plus laisser l’égo diriger le bal de sa vie, c’est avoir conscience que chacune de ses opinions n’est qu’une opinion dans un temporalité donnée. Mais qu’elles ne définissent pas qui nous sommes et ne sont figées comme vérités gravées dans le marbre, immuables et absolues. Nous sommes des êtres d’évolution, le changement et l’impermanence des choses définit la vie. S’ouvrir au monde et être libre de pouvoir changer, évoluer au gré de nos expériences et de nouvelles visions, c’est s’autoriser à une liberté d’être. Une liberté dans laquelle l’égo s’essouffle et n’est plus le capitaine du navire sur l’océan de nos ressentis.

Ne plus être esclave de son égo s’est prendre conscience qu’il ne faut pas s’identifier à lui, du moins prendre un peu de recul, en observant et en remettant en question nos positionnements. C’est oser se libérer et être vrai sans jugement. C’est avoir un plus grand champ des possibles, lâcher prise sur ses peurs et ses attentes.

Coach en conduite du changement, je peux vous accompagner dans un processus de clarté pour mettre en relief ce « je » de l’égo et vous donner la possibilité de reprendre la main, afin de façonner une vie plus créative, audacieuse et authentique.