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Être aux commandes de sa vie

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Être aux commandes et reprendre le pouvoir sur sa vie

« Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même. », Mircea Eliade, philosophe, historien et romancier roumain nous partage par cette pensée une vision des plus éclairantes quant à la notion même de responsabilité.

Être aux commandes de sa vie, prendre en main son destin, développer la confiance en soi par un travail sur soi visant un processus d’introspection dans une quête presque vitale d’équilibre salvateur et de bien-être. Lâcher prise sur ce que l’on ne peut changer, pour agir avec courage (dans le sens le cœur en action) et détermination sur ce qui peut l’être. Se fixer un cap, un objectif et faire le choix de mettre en place pensées, paroles et actions pour tendre vers ces buts. Puis continuer encore et encore vers toujours plus d’évolution, pour devenir chaque jour une nouvelle version de soi-même. Pointer sa valeur et en prendre conscience, telle une allégorie à sa singularité, plutôt que de se plaindre de ses différences, manques et peurs, et enfin ne plus se comparer.

Oser prendre en main la responsabilité de sa vie et être acteur de son propre changement

À la lecture de ces intentions qui visent à renforcer sa propre liberté d’être et de penser, on pourrait croire qu’il n’est pas si complexe de mettre en place les mécaniques émotionnelles et comportementales pour parvenir à changer les choses et à améliorer sa vie.


Qu’il suffit de faire preuve de discipline et de rigueur, pour mener tambours battants, ces belles résolutions vers leur accomplissement. Mais, adopter la stratégie des « petits pas » semble pour les neurosciences la meilleure option pour permettre à notre cerveau (qui n’est pas un sprinter mais un marathonien) d’intégrer de nouvelles habitudes et par résonance de nous permettre de reprendre le contrôle sur notre vie.

Mais encore une fois l’être humain est un être complexe, un être d’émotions et d’esprit, qui peut prendre la décision du changement, tout en érigeant dans le même temps des barreaux à sa propre vie, se contraignant dans une prison, où les peurs et la victimisation en sont les cerbères.

Si Gregory Mutombo, célèbre conférencier et auteur sur le développement personnel, nous confronte à notre entière responsabilité, comme seule et unique chorégraphe et miroir de notre réalité, une question se pose toutefois :

Reprendre le pouvoir sur sa vie, tel un capitaine de navire seul aux commandes de son vaisseau, est-ce véritablement possible ? Et si oui quelles sont les clés à mettre en conscience, puis en pratique, pour prendre en main sa destinée ?

Coach dans l’accompagnement au changement, je vous propose de nous arrêter quelques instants sur cette notion de responsabilité, de mettre en lumière quelques-unes de ses causalités et effets, pour tenter de mieux comprendre comment être aux commandes.

Cesser d’être victime et être acteur de sa vie

La victimisation, forme d’apitoiement sur soi-même, de focus tout en complainte sur son propre sort est un schéma de comportement qui crée de nombreux obstacles à des relations authentiques, selon la psychologue et conférencière Ginette Plante. Tel un rôle consenti dans lequel l’être se complaît et se maintient dans un confort artificiel, pour ne pas affronter ce qui est, ou ne pas explorer ce qui à l’intérieur de soi entre jeux, se met en mouvement et dérange.

Pour Grégory Mutombo que j’ai évoqué précédemment la responsabilité est le socle de notre existence, c’est par elle que nous grandissons, apprenons, évoluons, changeons, surmontons nos croyances limitantes et construisons notre réalité.

Quand il affirme « Tant que nous regardons encore le doigt qui pointe nos parties sensibles et non les parties sensibles elles-mêmes, nous fuyons notre responsabilité », il souligne notre entière responsabilité quant au décor que nous façonnons chaque instant, à notre propre vie.

Et d’ajouter comme une invitation à l’audace d’oser vivre une vie authentique en assumant chaque effet généré par ses propres pensées et actes « Tout ce que l’Univers nous offre de vivre, de l’aube au crépuscule, concourt à nous responsabiliser et à assumer chaque jour davantage Ce que Nous Sommes ».

Se positionner en victime, la stratégie inconsciente d’évitement

Certaines personnes n’ont de cesse « de jouer » les victimes à chaque remous de surface faisant tanguer le navire de leur existence.

Trouvant parfois plus facile et moins anxiogène de regarder à l’extérieur tout ce qui malmène, maltraite, incommode ou dérange, plutôt que d’accepter leurs propres zones d’ombres ainsi mises en relief, pourtant responsables de leurs réactions.

Des espaces à l’intérieur de soi qui ne supportent ni clarté, ni conscience, sous peine d’activer variété de blessures profondes encore non soignées, acceptées, aimées.

Et si notre vulnérabilité était la plus audacieuse des passerelles pour traverser cet océan de peurs qui limite la responsabilité en toutes choses et en tout événement se produisant dans notre existence ?

Les jeux psychologiques qui éloignent de la responsabilité

Stephen Karpman médecin psychiatre et enseignant à l’université de Californie, célèbre figure de l’analyse transactionnelle propose en 1968 dans son article « Fairy Tales and Script Drama Analysis » sa fameuse vision sur les jeux psychologiques, où manipulations conscientes et inconscientes se cristallisent dans un scénario relationnel constant entre : « victime, persécuteur et sauveur ».

Un scénario qu’il qualifie alors de triangle dramatique (le triangle de Karpam) . Selon cet expert comportemental, ces jeux de rôles sont interchangeables dans une relation entre deux personnes, qui pourront selon le contexte se positionner en victime, en persécuteur, ou encore en sauveur. Des rôles qui maintiennent ces protagonistes dans des rôles de victimes qui subissent, bien loin d’assumer leurs réalités dans toute leur authenticité.

Mais il ne s’agit pas ici de porter un jugement sur ce qui éloigne de la responsabilisation, nous avons vu dans un précédent article combien il n’est pas aisé de reprendre le pouvoir pour ne plus laisser autrui diriger sa vie.

Tout comme dans un autre dossier nous avons abordé l’amour sous conditions et les ancrages des croyances limitantes, qui nous ont été transmises par nos proches (parents, enseignants, amis…), et qui forgent peurs et prismes erronés, que nous prenons souvent pour vérités absolues.

La connaissance de soi, une exploration vers plus de responsabilité

En bons capitaines de nos navires de vie, nous sommes souvent fiers de leurs équipements que nous pensons singuliers.

Des équipements qui ont été forgés par l’héritage émotionnel et les croyances transgénérationnelles, qui nous conditionnent dans des certitudes, qui parfois ne sont pas les nôtres.

Dès lors, pas si facile d’être en clarté et de comprendre ses propres besoins, d’agir en conscience pour servir sa liberté. Pour ne plus poursuivre sa navigation sur des eaux douces, quand on préfère le mouvement des océans.

Pas si aisé d’arrêter de subir des situations qui ne conviennent pas, même si tout en soi hurle l’urgence d’une autre voie. D’autant quand les peurs s’appliquent – dans une danse familière – à vider les cales de leurs réserves en carburant, pour stopper la marche vers la connaissance de soi.

Reprendre les commandes de sa vie, se fixer des objectifs

Commencer un travail sur soi, pour mieux sentir, ressentir ses véritables besoins, ses valeurs intrinsèques, pour mettre en lumière ce qui bloque et empêche le changement, ce qui freine le mouvement de la vie vers sa propre évolution, permettant de reprendre les commandes en main.

Être aux commandes de sa vie c’est oser être qui l’on est vraiment, pour aimer et assumer ses pensées, ses actes et leurs conséquences.

Pour ne plus subir et s’autoriser à être enfin responsable de sa destinée. Travail de lâcher prise sur ce qui ne convient plus disent certains, mise en conscience de ses propres blessures intérieures et premiers pas vers la responsabilité, soulignent d’autres.

Selon ma perspective de coach en développement personnel et en conduite du changement, la clé réside dans une alchimie de tout cela. Une alchimie qui s’affranchit de la comparaison, fixe des objectifs et se nourrit d’un cap visant le phare qui éclaire sa propre liberté et non les besoins et désirs issus de l’extérieur.

Antoine de Saint Exupéry quand il évoque la responsabilité de l’homme nous livre cette désormais célèbre citation : « Être homme, c’est précisément être responsable…C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. ».

Et si pour bâtir le monde, l’être humain commençait par prendre soin de son propre monde intérieur, par l’accepter tel qu’il est, l’aimer comme il est pour tendre vers l’accomplissement de soi, pour être acteur de sa réalité et diriger sa vie sous le prisme de la responsabilité ?

Être aux commandes de son existence requiert souvent audace, courage et détermination, clarté et bienveillance, capacité à la remise en question et acceptation de lâcher ce qui ne convient plus.

Coach personnel et professionnel je peux vous aider dans le cadre d’un projet, à poser plus en clarté vos objectifs et à vous accompagner dans le processus qui vous aidera à les atteindre, tout en œuvrant ensemble pour votre bien-être et votre joie… On en parle ?